Le SYNATIC va lancer une « action plus forte » à la prochaine rentrée gouvernementale

Les travailleurs des médias publics, mobilisés au sein du SYNATIC, ont tenu une Assemblée générale le vendredi 8 août 2014 au Centre national de presse Norbert Zongo (CNP-NZ). Ils ont décidé une autre « action » plus « forte » à la rentrée gouvernementale pour obliger les autorités à satisfaire les points de revendications, notamment l’élaboration d’un Statut particulier pour les travailleurs, l’arrêt des intimidations et la levée des sanctions à l’encontre de certains camarades. Le syndicat a également annoncé l’ouverture prochaine d’une souscription en direction des militants et sympathisants.

BN2« Nous n’allons pas dormir, même si le Gouvernement va en congé ce mois d’août ! La sensibilisation [des camarades] doit se poursuivre… Il faut penser déjà à l’action pour obliger les autorités à nous écouter et à satisfaire notre plateforme », a averti Siriki Dramé, Secrétaire général adjoint (SGA) du Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC), lors de cette assemblée générale et en réaction à l’inertie du gouvernement.

Trois semaines après la première grève historique du secteur de l’information, il n’y a toujours pas de réaction de la part des autorités.

Le Bureau national n’a pas dévoilé pour l’instant les contours de cette « action forte ». Mais il envisage très bientôt reprendre la bataille de l’opinion.

Il envisage lancer bientôt une souscription qui sera gérée par les Comités de mobilisation et Sections.

Bonne participation malgré les agissements des chefs et briseurs de grève !

Le Bureau national a félicité les militants et sympathisants pour le « grand succès » de cette première grève sectorielle. L’administration a mis les moyens pour faire échouer le mouvement. Des directeurs et chefs de services ont veillé au service, à la radio comme à la télévision, afin de briser la grève. Certains collègues sont rentrés négativement dans l’histoire en s’illustrant en briseurs de grève dans les organes à Ouagadougou comme à Bobo-Dioulasso.

participant AG 2Malgré tous ces agissements, le Bureau national juge la participation à la grève satisfaisante. A Ouagadougou, les émissions ont été quelque peu perturbées, notamment aux environs de 6 H. A la RTB2 Centre et à la Rédaction multimédia, la grève a été suivie à 100 % et il n’y a pas eu de reportage ce 16 juillet 2014.

Une « bonne participation » à la RTB-Télé, note le Bureau national qui signale que la « synthé » ne marchait pas lors des éditions du journal télévisé.

A la RTB-Radio une « très bonne participation » a également été observée.

Le Bureau national explique cependant que les reportages effectués à la radio et à la télévision nationale ont été l’œuvre de briseurs de grève à la solde des chefs de services ou de stagiaires qui n’ont pas le droit de grève.

Le SYNATIC évoque une « participation mitigée » dans les centres d’émission de la RTB. Certains camarades courageux, de façon isolée, ont osé aller en grève malgré les menaces du DGA Technologie et son équipe.

De l’avis du Bureau national, c’est aux Editions Sidwaya (Sidwaya et AIB) que le mot d’ordre a été le moins suivi.

Succès dans les régions !

Dans les autres régions, le succès est encore plus éclatant. Dori dans le Sahel et Fada dans l’Est enregistrent aussi 100 % de participation au mot d’ordre de grève du SYNATIC.

A Bobo-Dioulasso dans les Hauts-Bassins, malgré la démobilisation engendrée par les affectations-sanctions de Hahadi Sandamba et Moussa Sanou, la grève du 16 juillet 2014 a été un succès. Le même constat a été fait à Gaoua dans le Sud-ouest. Quant à Ouahigouya dans le Nord, une très bonne participation est à signaler.

Sans avoir le point de tous les CRT (Centre régional de transmission), le Bureau National affirme que beaucoup d’entre eux sont allés en grève coupant les émissions durant les 24 heures de grève.

Fiers de cette première grève, les participants à l’AG avouent avoir « mesuré l’affolement provoqué par la grève » du 16 juillet 2014. Convaincus d’avoir atteint la cible, ils sont prêts à s’engager davantage pour la satisfaction de leurs doléances.

Il s’agit notamment de :

  1. l’arrêt des intimidations et la levée des sanctions déguisées à l’encontre des militants et sympathisants du SYNATIC.
  1. l’arrêt des pressions de tout genre sur les journalistes dans le traitement de l’information dans le strict respect de l’éthique et de la déontologie,
  2. l’élaboration d’un Statut particulier pour les travailleurs des médias publics en vue de l’amélioration conséquente de leurs conditions de vie et de travail,
  3. la reconstitution de carrières des agents,
  4. le rétablissement des rémunérations injustement coupées.

 

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