Déclaration liminaire des syndicats de la Fonction publique à la conférence de presse du 21 janvier

Ceci est la déclaration liminaire de la Coordination des syndicats de la Fonction publique lors de la conférence de presse du 21 janvier 2014 à la Bourse du Travail de Ouagadougou.

SAM_8402Mesdames et Messieurs de la Presse,

La coordination des syndicats de la Fonction Publique vous remercie de votre présence à cette conférence de presse qu’elle organise pour, d’une part faire le point de son travail après sept mois de négociations avec le gouvernement sur la grille indemnitaire et d’autre part, donner l’information sur sa volonté d’aller en lutte.

Les négociations indemnitaires se tiennent dans un contexte caractérisé au niveau social par la vie chère et la dégradation du pouvoir d’achat des travailleurs et au plan politique par une grande tension du fait des luttes des différents groupes politiques pour le pouvoir. Contexte marqué notamment par l’implosion du parti au pouvoir et la volonté de l’opposition d’empêcher le camp présidentiel de mettre en place un sénat et de modifier l’article 37 de la constitution. Cette situation qui est grosse de dangers de relégation des préoccupations des travailleurs aux oubliettes, exige des organisations syndicales de rappeler aux uns et aux autres que les travailleurs vivent des situations difficiles et qu’ils ont également besoin d’améliorations substantielles de leurs conditions de vie et de travail, ainsi que d’un climat de renforcement des libertés démocratiques et syndicales. 

Depuis le 20 Mai 2013, date d’ouverture des négociations sur la grille indemnitaire, sept mois se sont écoulés et l’échéance initialement fixée par le gouvernement au 30 Juin 2013 pour boucler ces discussions est largement dépassée. Les syndicats de la Fonction Publique, sous l’égide de l’Unité d’Action Syndicale (UAS), ont tenu de nombreuses rencontres tant entre eux qu’avec le gouvernement. Nos observations et appréciations dûment motivées et reconnues pertinentes par le gouvernement lui-même ont porté sur la démarche que celui-ci a voulue participative mais qui nous excluait de fait sur certaines questions essentielles ; sur le nouveau système de cotation qui se veut « objectif et scientifique » ; sur les droits acquis qui n’ont pas été consacrés pour la plupart des emplois, etc.  Le constat est aujourd’hui que les choses piétinent, car après la transmission de ces appréciations et observations sur la proposition de réforme indemnitaire du gouvernement, les syndicats ont été conviés à deux rencontres infructueuses. La première convoquée pour le 23 Décembre 2013 s’est terminée à peine après avoir commencé. En effet, les techniciens du gouvernement qui animaient cette rencontre n’avaient visiblement aucune directive concrète pour avancer dans la discussion. La seconde programmée pour le 13 Janvier 2014 a été prévue pour se tenir au niveau ministériel et s’achever le 17 du même mois. En dehors de la cérémonie de lancement le 13, aucune autre suite ne sera donnée à ce calendrier de discussion. Et comme pour en rajouter au dilatoire et à la diversion, le 15 Janvier le Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale adressait une correspondance invitant le mouvement syndical « aux concertations nationales sur les mesures sociales du gouvernement ». Correspondance reçue le 15 à 18 heures. Puis le 16, une deuxième correspondance reportait les travaux de négociations de la grille indemnitaire des agents de la fonction publique au 21 Janvier. C’est le même gouvernement qui a prévu la reprise de la rencontre gouvernement/Syndicats du 20 au 24 Janvier 2014. Ces atermoiements du gouvernement ont fini d’épuiser la patience des responsables syndicaux qui ont abouti à la conclusion que le gouvernement ne respectait pas les partenaires syndicaux et ne respectait pas non plus ses engagements. Ces retards considérables sur les négociations indemnitaires font planer un climat d’incertitudes sur le sort des négociations salariales annoncées également depuis des mois.

Quand on sait la forte attente des militants qui escomptaient les résultats de ces négociations depuis des mois, on comprend que la lutte s’impose là où le dialogue peine à produire des fruits.

En conséquence, les syndicats de la Fonction publique sous l’égide de l’UAS décident d’un arrêt de travail de 48 heures, les 4 et 5 Février 2014, sur toute l’étendue du territoire nationale pour protester contre l’attitude du pouvoir et exiger la conclusion diligente des négociations sur la grille indemnitaire.       

Mesdames et Messieurs de la presse, nous vous remercions pour tous les efforts d’information de l’opinion et de l’accompagnement dont nos organisations bénéficient constamment.

Merci pour votre attention !

Pour la Coordination

Mamadou BARRO

SG de la F-SYNTER/Porte-parole

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