Journalistes burkinabè : difficiles conditions de vie et de travail

Le Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC) a tenu son conseil syndical, le vendredi 21 décembre 2012, à Ouagadougou. Le syndicat a passé en revue les conditions de travail et de vie difficiles des journalistes. Ils ont proposé un statut particulier pour les agents des médias publics et une application effective de la convention collective pour ceux du privé.

1-Le bureau du SYNATIC avec à sa tête Justin Coulibaly (micro) a dénoncé le manque de lutte sectorielle dans les organes de presses

Le bureau du SYNATIC avec à sa tête Justin Coulibaly (micro) a dénoncé le manque de lutte sectorielle dans les organes de presses

Les conditions de vie et de travail des journalistes burkinabè sont précaires. C’est le constat fait par les membres du Syndicat autonome des travailleurs de l’information et de la culture (SYNATIC), à leur conseil syndical, tenu le vendredi 21 décembre 2012 au Centre national de presse Norbert Zongo.

Des travaux des différentes commissions, il est ressorti qu’au niveau des médias d’Etat (Radiodiffusion et télévision du Burkina et des Editions Sidwaya), le traitement salarial des agents est largement en-deçà du travail abattu. Les journalistes du public sont dépourvus de plusieurs indemnités. Celles qu’ils reçoivent sont également basses. Aussi, leur matériel de travail est vétuste et insuffisant.

Il en est ressorti que le journalisme n’est pas un métier qui rime avec le fonctionnariat, parce que c’est une activité qui s’exerce en tout temps. C’est pourquoi, le conseil a réclamé la création d’un Statut particulier pour les femmes et les hommes des médias publics. Ainsi, ils pourront travailler en toute liberté et en toute quiétude.

Il en est ressorti aussi, que la formation des techniciens des organes publics ne répond pas aux équipements disponibles. Le SYNATIC a reconnu que dans les organes de la presse privée, le traitement salarial est plus bas, nonobstant l’existence de la convention collective. Selon le secrétaire exécutif du SYNATIC, Justin Coulibaly, cette situation est la résultante du manque de respect par les patrons de la presse privée, des clauses contenues dans la convention collective.

Il a été relevé que parmi la pléthore de médias privés, seul le bimensuel, l’Evènement, honore sa signature contenue dans le texte, même s’il doit revoir la grille indemnitaire de ses employés. Les agents des autres presses privées tirent le diable par la queue.

Les agents des médias sont décidés à se battre pour une amélioration de leurs conditions de travail et de vie

Les agents des médias sont décidés à se battre pour une amélioration de leurs conditions de travail et de vie

« Les patrons de la presse privées demandent un accompagnement du gouvernement pour mettre en œuvre les recommandations de la Convention collective. Pourtant, pendant les négociations la question de l’accompagnement n’a pas été posée comme une condition. Le gouvernement aussi, rejette la pierre aux patrons de la presse. Il faut une application définitive du Code du travail et de la Convention collective. Nous interpellons alors, le ministère du Travail et celui de la Communication à se saisir de la question », a précisé M. Coulibaly.

Les données doivent changer pour tous les agents des médias (publics et privés). C’est ainsi que le conseil a interpellé tous les travailleurs des médias à se mobiliser pour la défense de leurs intérêts matériels et moraux.

En outre, le SYNATIC a déploré le manque de bureaux pour les agents du ministère de la Culture affectés dans les directions régionales. Certains d’entre eux exercent leurs activités sous des arbres ou squattent avec des agents dans des locaux d’autres services administratifs.

En conclusion, des propositions ont été faites dans le souci d’enrichir la plateforme revendicative.

Le SYNATIC a condamné l’acharnement dont sont victimes certains de ses membres dans un quotidien de la place et les mesures prises à l’encontre des étudiants de l’Université de Koudougou. Des motions de soutien aux étudiants de Koudougou ont été rédigées, mais aussi de soutien aux journalistes des Editions Le pays.

Steven Ozias KIEMTORE

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